Audrey Molitor : une bouchée d’optimisme !

La P’tite Épicerie,  lieu de vie dans lequel se bousculent tasse de thé vert aux fruits, pâtes de même acabit et petite musique rétro/jazzy  ; il n’en faut pas davantage pour planter le décor de cette rencontre aux petits oignons et découvrir le sel de la vie d’Audrey Molitor : mener de front l’existence d’une dirigeante de 36 ans et celle d’une maman à plein temps de deux petits gourmands : même pas peur ! Ses alliés ne la laissent pas tomber : « un chéri en or, un soutien moral et logistique », « une nounou » ; et une conviction : « on ne peut pas être épicurien sans suivre ses envies, il faut se lancer », ne serait-ce que pour conjurer d’éventuels regrets au goût amer. Tout est à faire et affaire d’assaisonnement lorsqu’on se lance dans la création d’entreprise ! Dans ce temple de l’épicurisme, ce refuge d’une boulimique de l’authenticité, on ne manque pas l’appel de cette religion du bon et du bien fait. Les adeptes franchissent d’ailleurs le seuil de l’épicerie, déterminés à embrasser cette foi, quitte à mettre en péril le leur… Mais quand c’est bon, on se ressert plus… d’une fois ! Car si la formule « les pieds sur terre et la tête dans les étoiles » guide les expériences d’Audrey, notre tête se perd dans la lecture des rayonnages, sorte de bibliothèque de la gourmandise où le péché est toléré, et même plus : vivement encouragé. Il faut dire que lorsque le chocolat exhibe ses tablettes, il n’hésite pas, dans toute l’impudeur de son emballage transparent, à mettre à nu sa qualité. Les petits meubles blancs où nous sirotons le thé ont la patine des vrais sentiments, clin d’œil peut-être à l’enfance consommée au Nord-Pas-de-Calais. Le souvenir des grands-mères gourmets imprègne jusqu’aux petits tessons du sol. C’est qu’il s’agit d’y aligner ses pas dans ceux de ses aïeules. Audrey porte fièrement cette vieille tradition familiale du manger bon, en famille, autour du fameux ragoût d’agneau, sa madeleine de Proust au goût de romarin et de nostalgie. Ce plat, elle ne le mitonne jamais mieux que lorsqu’il pleut et que le ciel est bas. Pourtant,  c’est bel et bien le présent qu’Audrey croque à pleines dents. Celle qui ne croit ni au hasard, ni à la chance, savoure le concours de circonstances qu’il l’a menée loin de son Nord convivial pour Lyon, ville de tous les possibles en matière de création : « Si on ne veut pas monter une entreprise à Lyon, c’est qu’on a d’autres excuses que ‘je ne me sens pas soutenu’. On trouve vraiment ce qu’il faut pour tout. Lyon mérite son titre de ville de l’entreprenariat ! » Ce fief de la gastronomie permet aux projets de maturer et de développer leurs arômes comme le font les meilleures huiles. La recette de l’épanouissement personnel semble donc toute trouvée et celle de l’Audace lui vient naturellement sur les lèvres après contemplation absente de ses rayons, l’œil affamé d’inspiration : « une base de rêves, un soupçon de naïveté et un trait d’optimisme. » Ces mots ont tout leur sens dans la bouche d’une femme qui n’a pas hésité à prendre la route de l’Italie, à un mois et demi du terme de sa grossesse, pour explorer une épicerie connue pour la sélection de ses produits. Ils ne détonent pas non plus dans le parcours juteux de cette doctorants de biologie, ancienne chef de produits dans le milieu médical, qui a monté son projet et façonné un lieu où l’on laisse au temps perdu de l’authenticité celui de se retrouver. « Que veux-tu faire vraiment de ta vie ? », l’interrogation, entêtante comme les lauriers sur lesquels ils ne faut jamais se reposer. C’est elle qui a permis le déclic. La prise de conscience entraîne sa participation au concours Pitch Ta Boîte, dont elle ressortira prix coup de cœur. Une « petite aventure » pour celle qui s’était rendue à la finale afin de féliciter ceux qu’elle prédisait gagnants. Mais tout ceci n’est qu’un avant-goût de ce qui attend encore d’être réalisé, l’amuse-gueule de tous les possibles. Si les jeunes esprits ont pour atout une délicieuse naïveté qui pimente le culot, la force de l’expérience réside dans l’écoute et la prudence. Seul le spectre de l’auto-censure risque de faire tourner votre potentiel comme un lait oublié : « on ne se représente pas l’investissement que cela représente en termes de temps. L’essentiel, c’est d’éviter toute forme de procrastination. » Le langage universel de l’épicurisme prend soudain la saveur d’une certaine sagesse, à déguster sans modération. Levons le camp, débarrassons la table et repartons les mains pleines de produits généreusement offerts à notre équipe comme autant de petites poignées d’amour.

Marion Roudaut – L’Attelage

Camille, 22 ans,

Etudiante en Littérature française
L’audace? Braver la peur de se mettre à nu afin

de laisser s’exprimer ce qui nous anime, nous passionne et nous émerveille”.

Lionel, 23 ans

Étudiant en école de commerce

Lyonnais depuis mes 4 ans

L’audace ? C’est d’oser !

Yannick, 29 ans

Designer graphique

Lyonnais depuis toujours

L’audace ? C’est de tenter !

Tiphaine, 25 ans

Blogeuse Tiff In Lyon

Lyonnaise depuis décembre 2013

L’audace ? C’est de nager à contre courant en visant sa propre rive.

Nicolas, 27 ans

Artiste

Lyonnais depuis toujours

L’audace ? ” Quoi que tu rêves d’entreprendre, commence-le.
l’audace a du génie, du pouvoir, de la magie” Goethe.

Lydie, 42 ans

Enseignant-chercheur

Lyonnaise depuis la première seconde

L’audace? Sourire à la vie, à la folie, vivre !

David, 31 ans

Ostéopathe

Lyonnais depuis sa naissance

L’audace ? Un mélange de courage et de culot.
C’est tenter le diable !

Cathy, 42 ans

Vendeuse dans un magasin bio

Lyonnaise depuis 3 ans

L’audace ? Aller au fond des choses en fonction
de ce que l’on ressent dans son ventre et dans son coeur.