De l’Audace plein le globe !

Et s’il fallait un point d’ancrage solide pour oser traverser les frontières ? Emprunter plusieurs chemins pour n’en suivre qu’un : le destin. Pas toujours aisé de quitter le nid et d’apprendre à voler de ses propres ailes. Puis, le premier parcours initiatique est osé et c’est le grand saut vers l’inconnu. La peur devient un moteur et notre sac à dos n’est plus un fardeau. Le seul poids lourd qui nous tient n’est autre que l’amour du risque. Mieux vaut s’acclimater à des cultures différentes, se dépasser et faire le pari de sortir de sa zone de confort. La Team Trafalgar a suivi l’Audace à la trace et vous invite à votre tour à prendre un aller sans retour. À travers les lignes de Chemins de voyage, laissez vous guider par Amélie Longué mais sachez que pour suivre cette jeune blog-trotteuse de vingt-trois ans, vous avez intérêt à être bien chaussés !

Escalader les montagnes, enjamber les obstacles, se surpasser, survivre aux imprévus… Amélie a l’âme d’une exploratrice. Le premier voyage en bus vers l’Angleterre à l’âge de 12 ans laissait pourtant présager l’horreur de partir à nouveau à l’étranger. Finalement, les départs se multiplient, en famille, entre amis, puis en couple. Turquie, États-Unis, Pologne, République Tchèque, Espagne, Italie, Portugal, les aventures s’accumulent sans ne jamais se ressembler. En 2014, alors qu’elle entre en première année de double master communication institutionnelle et sciences politiques, Amélie prend toujours et encore de la bouteille et part explorer la Thaïlande et le Cambodge. En traversant la région de l’Isan, terre oubliée des touristes occidentaux, elle se plaît à admirer « cet univers thaïlandais authentique » et à river l’objectif de son appareil photo sur sa première rizière gorgée d’eau : « et là, je me suis dit que tout ce qui était lié à mon imaginaire à travers le voyage, je pouvais le voir de mes propres yeux, j’avais plein de projets ». Un souvenir, comme un élément déclencheur de ses Chemins de voyage qui ne quittera plus ses bagages : « j’ai eu l’idée de créer mon blog en 2014, mais comme il me restait un an d’études, j’ai compris que ce ne serait pas pratique pour voyager. Puis il y a eu la Thaïlande. » Alors peu importe les contraintes, Amélie achète son nom de domaine et se lance sans stratégie. Audacieuse et imprévisible elle explique : « j’ai commencé à écrire les récits de mes journées en Thaïlande à des amies. Elles m’ont toutes dit que j’arrivais à les transporter sur les lieux. » Alors, si son mémoire sur la relation entre marques et blogueurs doit être bouclée cette année, la baroudeuse ne se laisse pas déstabiliser. Mieux, elle tente le tout pour le tout début février 2015 et publie son premier article, bien décidée à montrer le chemin…

Raconter, photographier, partager et pourquoi pas travailler avec des offices de tourisme. Le packaging parfait pour Amélie. Loin d’envisager la traversée à la nage en solitaire pour accomplir ses rêves, elle choisit ses attaches et s’ouvre à toutes les découvertes qui lui promettront un enrichissement personnel. Il en est de même pour sa relation sentimentale car depuis huit ans, c’est avec sa moitié qu’elle partage son amour de l’étranger. Voyager local, respecter l’environnement dans lequel ils s’aventurent ou encore prendre simplement le temps de contempler, les deux amoureux consolident ensemble leur vision du road trip. Après avoir voyagé chacun de leur côté, ils n’ont pas hésité à continuer ensemble – en stop – direction l’Andalousie, Amsterdam ou encore la Thaïlande. Pour s’y rendre, deux fois 6h30 d’avion. Une phobie que la jeune Audacieuse a appris à surmonter au fil des années : « j’ai essayé plusieurs méthodes, j’ai fait un vrai travail sur moi mais ça en valait la chandelle ! » Dans la soute, son sac à dos. A l’aller : 9 kilos dont cinq culottes, un sac de couchage, une lampe frontale, une crème solaire, les médicaments indispensables, son appareil photo, une serviette micro-fibre et surtout, une bonne paire de baskets… Les essentiels prennent le minimum de place. Au retour : 26 kilos sur les épaules. Les souvenirs pèsent lourds ! « Un ami que nous avons rencontré dans un bus pendant le voyage, m’a dit : on dirait que tu te trimballes un cadavre ! », ajoute-t-elle en souriant. Mais ce n’est sûrement pas le poids du retour qui l’empêchera d’envisager un prochain envol en terre inconnue. Prochaine destination : l’Islande. Une dizaine de jours pour sceller 20 années de scolarité. Un pays où elle relèvera son prochain défi : une randonnée sur un glacier. Pas de quoi la faire frissonner. Et si la conquérante compte bien se risquer seule à sa prochaine escapade après le pays des elfes, ce n’est assurément pas pour fuir, mais bien pour ne jamais cesser de se découvrir.

De ce voyage en Thaïlande, origine de toutes ses aspirations, Amélie a rapporté un souvenir farfelu : un scarabée séché devenu un solide porte bonheur. Symbole de transformation dans l’Egypte antique, l’insecte pourrait bien prédire un avenir radieux à son petit blog. Si selon elle, les visites sont aujourd’hui encore modestes, la jeune femme ne compte pas en rester là : « mon objectif c’est l’engagement de chacun, que tout le monde partage son expérience et que les lecteurs se fidélisent. Cela me fait penser à Amélie Nothomb qui connaît tous leurs noms, c’est ce que je souhaiterais aussi. Privilégier la qualité à la quantité. » Les Chemins de Voyage offre de bons conseils, des clichés à couper le souffle, et des billets remplis d’évasion. Insuffler à chacun l’Audace de quitter son cocon, garder son état d’esprit ouvert et se prometttre de ne jamais devenir comme « ces Français qui lui ont foutu la honte dans certains endroits. »

Si la blog-trotteuse ne se revendique pas comme la seule à conter ses expéditions, elle sait toutefois qu’elle peut faire la différence. « Je ne prétends pas être quelqu’un d’innovant, mais tout le monde aborde les voyages sous un angle différent à travers ses photographies, sa plume, sa façon de raconter ». Travaillant actuellement sur des « mood board » – sorte de pêle-mêle de carnets numérisés – la jeune femme de caractère a conscience que chaque blogueur a sa propre identité :  « donc personne ne peut faire ce que je fais. » Pour dépasser les frontières, sur les chemins du web ou de la vie, Amélie ne laisse aucune limite se dresser. Se donner les moyens, accepter les embuscades et cultiver sa force intérieure pour la transmettre aux lecteurs qui sauront, à leur tour, suivre leurs envies : « je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques uns », un souhait qu’elle emprunte à une chanson de Jacques Brel et qu’elle se plaît à nous faire partager pour rappeler qu’il faut, « vivre ses rêves et ne jamais prendre le risque de mourir avec ! »