A table avec un JolyGourmet

Dans la grande cité gastronomique de Lyon, nos papilles sont réputées pour faire toujours bonne chère et c’est donc sans hésiter qu’elles suivent aujourd’hui la route d’un jeune chef prometteur toujours dans son assiette. A la tête de son entreprise de traiteur à domicile à seulement 21 ans, il est certain que ce petit fils de pâtissier n’a jamais eu de problème de cuisson et pendant que nous admirions des boys band au goût douteux, lui n’avait goût que pour Thierry Marx et Cyril Lignac ! Aujourd’hui encore, il ne perd pas une miette des émissions culinaires et relève les défis en même temps que les candidats. Grandement nourri de son admiration pour les grands chefs, sa passion l’a mené aux portes des plus grandes Maisons : en mettant la main à la pâte aux côtés de Paul Bocuse, Jean-Rémi s’est d’abord formé à la rigueur et au rythme de travail et c’est dans les cuisines de Christian Têtedoie qu’il a poursuivi son ascension à la découverte de la finesse et de l’équilibre des saveurs. Rapidement, ses solides expériences lui ont donné l’occasion de diriger des cuisiniers du double de son âge en gardant toujours la toque haute !

Avec sa société « JolyGourmet – la grande cuisine arrive chez vous » son souhait est avant tout de sortir du lot en donnant un grand coup de jeune au métier afin que les convives ne soient plus effrayés par l’inaccessibilité des traiteurs. S’adapter aux clients par une cuisine inventive, innover chaque plat en ajoutant toujours son grain de sel, du mets le plus somptueux aux plats traditionnels en passant par la pizza revisitée, avec lui le dîner n’est pas « presque parfait », il est sans faute. Sans compter que par les souvenirs de ses voyages, Jean-Rémi est capable de vous propulser en terres inconnues avec toutes sortes de produits : « Je déniche des fleurs comestibles, du citron caviar, j’ai même concocté des insectes pour un jeune amoureux qui voulait épater sa douce et ils ont adoré ». Il est vrai, l’identité gustative d’un grand chef n’est jamais tout a fait fondée et d’un simple canard, toutes les surprises sont encore possibles. En parlant de surprise, en voulez vous une nouvelle ? Ce jeune gourmet nous a admis volontiers que le burger de McDonald’s tenait une grande place dans sa vie… Ne serait-il pas en train de nous cuisiner?

Passons. Si la capacité gustative en cuisine est indispensable, sachez que la mémoire d’un mets est également visuelle et pour cause, bien avant les cours de cuisine, Jean-Rémi est entré aux Beaux Arts afin que la créativité dégouline de ses casseroles. Depuis, aucun plat n’est concocté sans avoir au préalable été posé sur papier. Finalement, si cette passion pour la cuisine semble accessible, il ne suffit pas d’en être amoureux car sans rigueur on risque vite de mettre les pieds dans le plat : « La cuisine, c’est un service militaire, avec une brigade et des rangs ». Pour ce jeune cuisiner déjà si talentueux le chemin n’est donc pas terminé et il lui faudra encore acquérir la patience de rester 72 h en cuisine pour servir un Lièvre à la Royale. Conscient de ce qu’il reste à faire, lorsqu’on questionne Jean-Remi sur les instants difficiles de sa passion, ce dernier répond sans hésiter « La vaisselle! ».

Dans l’attente d’être en tout point satisfait de son travail, son rêve est déjà bien construit, il souhaite ouvrir un restaurant à l’image de sa cuisine : moderne, graphique et coloré. Pour concrétiser ce projet, il compte mettre les bouchées doubles et faire confiance au bouche à oreille mais au regard de cette mise en bouche, nous n’avons qu’une chose à dire : bravo chef, nous sommes bouche bée… Même si la Team Trafalgar repart avec une faim de loup…