A travers le priism. de l’audace !

Somewhere over the rainbow

Way up high…

« Avant que je ne m’installe dans cette ville, je la détestais. Elle me donnait le cafard… Mais maintenant j’y suis très épanouie ! » C’est sur ces mots que je fis la connaissance de l’optimiste, généreuse, audacieuse Elodie. A la troisième phrase, je sus que nous allions parfaitement nous entendre. Un sourire plus tard, je rencontrais en elle un tout nouveau soleil. Femme d’affaire déterminée ou petit astre sautillant, Elodie a choisi de briller dans l’univers des arts contemporains. « Pendant ma licence, j’ai eut l’occasion de participer à une exposition au Palais de Tokyo. Et ça a été la petite graine. » Une petite graine d’envie qui a donné vie à une forêt de projets. L’énergie abondante d’Elodie a fusionné avec des expériences culturelles et humaines inoubliables au Mexique et à Madrid, a retrouvé un temps ses racines au Palais de Tokyo, pour finalement faire germer en elle le désir de « faire de belles actions. » Après avoir fondé les Nuits Noires à Lyon, la pétillante étoile choisit de faire un jour insolite sur la cité Lumière, par le priism de ses artistes.

And the dreams that you dreamed of

Once in a lullaby

Hop hop hop, lecteur du dimanche ! Sors de ton fauteuil fissa, déploie les ailes de ta curiosité, et viens explorer les mille et un secrets de notre fourmilière préférée. « L’idée de priism. est de faire plonger le visiteur en immersion dans un art, de l’y initier, et de lui donner à comprendre les liens de l’artiste à sa ville. » Une vision, vous dites ? Des visions, je vous réponds ! « Mon combat de tous les jours, c’est de fédérer. » A chaque soleil son système. Autour d’Elodie gravitent de singuliers artistes lyonnais qui croient en elle et en son projet : « Une artiste m’a dit un jour qu’elle était super fière de moi, car j’étais une vraie chef d’entreprise. » La confiance et l’amitié sont primordiales aux yeux de notre joyeuse patronne. Elle suit la voie qu’elle s’est tracée entourée de ses collaborateurs, et ce n’est pas une ellipse, mais un bel axe vers la réussite. « Je ne me sens pas isolée. Je sais qu’il y a toujours des oreilles pour m’écouter. Je ne suis jamais seule dans mon canapé. » Et pas question de s’y poser le soir et d’ouvrir son ordinateur pour travailler encore, encore, encore ! Notre guillerette préfère retrouver ses amis, car c’est essentiel « pour la pérennité d’Elodie et pour celle de priism. » affirme-t-elle sereinement, radieuse. Je lui demande si elle se battra toujours pour priism., à la vie, à la mort. Elle acquiesce, convaincue. J’ai rencontré peu de gens dont le regard sourit plus encore que les lèvres. Cette pensée me traverse l’esprit lorsqu’elle me glisse non sans espièglerie « Mais tu sais, je construis des ponts et des ponts. Je sais rebondir, comme un kangourou ! Et je veux faire des paillettes. »

And the dreams that you dreamed of

Dreams really do come true.

« Tous les matins, c’est la banane, les papillons d’excitation…parfois des lourdeurs dans les épaules. Mais je ne freine pas. J’ai toujours eu des rêves ! » Elodie a la force de s’interroger sans regretter et de douter sans abandonner. Cette force, elle l’a gagnée en s’émancipant des sentiers battus que sa famille lui conseillait d’emprunter —« retrouve du travail ! », lui disait-on— et en trouvant sa propre voie. Elle a gagné un concours, construit des contacts, choisit son destin. Fière d’être une fonceuse, elle commente simplement son choix d’entreprendre. « Je suis très spontanée. Il y a du bon et du mauvais à cela, mais tout ce que j’ai fait, je le referais à l’identique. » Elodie a un chat noir. L’empathie. « Il faut que je prenne du recul… Que je mette davantage de frontières entre moi et mes associés. » Mais qui a dit que les chats noirs portent malheur ? Protège précieusement ta belle âme, Elodie ! « Pendant six mois je me suis regardée dans la glace en me demandant comment plaire ! » Mais ce n’est pas parce qu’une femme est chef d’entreprise qu’elle ne peut pas être entière. Fini les filtres. Sa meilleure amie Bérengère la décrit comme un « rayon de soleil »… Qui aime quand les rayons du soleil sont voilés par des nuages ?

Someday I’ll wish upon a star

Wake up where the clouds are far behind me.

Des nuages, Elodie en a chassé plus d’un de son ciel. Si elle a été éprouvée, elle refuse l’abattement. « Quand j’ai quitté Paris, ça a été un déchirement. Une descente aux Enfers. C’est pour cela que je suis partie en Australie, très loin. » Elle joue au funambule sur le fil de la vie, s’accrochant à son courage et ne perdant pas de vue ses horizons. Nous avons tous un port d’attache où faire halte lorsque le vent de l’existence ne nous pousse plus vers l’avant. Elodie en a trois. Sa famille, ses amis, et priism. Pour les préserver, elle acceptera les compromis, mais rejettera les sacrifices. Sa définition de l’Audace l’en empêche. « C’est une qualité constante, qui a toujours été mon binôme. » Elodie cherche la constance et la qualité au quotidien. Exigeante et sans doute grande idéaliste, elle veut réussir à « grandir ». A ce mot, son visage s’éclaire, et elle rit de sa propre formule. « De manière spirituelle, intérieure », précise-t-elle. Nul besoin cependant de préciser, car la jeune femme haute comme trois pommes m’a déjà montré qu’elle est coureuse d’Audace mais aussi philosophe. « Ma grand-mère m’a apporté ce côté-là. Quelqu’un de sage n’est pas un Bouddha. On devient meilleur dans les petits gestes du quotidien. »

And I think to myself

What a wonderful world !

Elodie souhaite à priism. de s’épanouir et à elle-même de rester aussi épanouie qu’elle l’est aujourd’hui, car cela est le fruit d’un long travail. Si tout s’arrête sans prévenir, elle est déjà prête à bondir dans un van, direction l’Amérique du Sud, et bonjour nouvelle vie ! Avec autant de vies que de rêves, Elodie n’est plus même un chat, noir ou non… Nous lui souhaitons de toujours retomber sur ses pattes !