Jour #4 : Superposition

Le Lyon a repris son odeur sauvage de Septembre. Les voitures rugissent sur l’asphalte, le métro vrombit et sourit aux attachés-case et aux cartables d’école qui vont et viennent. Les loups bondissent dans les bureaux et les chatons retournent dans les classes d’école. L’exotisme des vacances est tatoué sur la peau brunie des lyonnais cachée sous un costume trois pièces et des jupes trop longues. La jungle urbaine pullulante reprend ses droits et ses habits criards pour la rentrée ! La douceur estivale encore pulvérisée au-dessus des immeubles s’infiltre dans nos têtes et superpose des envies de finir les vacances en beauté…Le Réverbère lui aussi, a la tête dans les nuages et traine la patte à travers les rues de la ville. Le désert estival a laissé place à la jungle épaisse emmenant avec elle une végétation luxuriante d’Audace. A travers la densité urbaine, le Réverbère aperçoit une jolie oasis perdue au cœur des friches industrielles, serait-ce un mirage dans le désert ?

Au-delà des terres habitées du septième arrondissement, le collectif Superposition s’est jeté dans la gueule du Lyon en créant un îlot éphémère nommé Urban Art Jungle Festival. Après les événements #Superbien et #SuperAloha, Superposition se montre maître dans l’art de redéfinir les espaces grisâtres en ruelles de musée aux cadres super-colorés. Créer un véritable festival d’art urbain était un défi à la hauteur de leur Audace…Le village-mirage au milieu du désert prend vie grâce aux artistes, aux créateurs et aux bénévoles qui se transforment en véritable tigres pour créer l’environnement de cette douce jungle.

Les artistes-graffeurs comme Inert, Poter et Vincent de Mestral déposent leurs empreintes à la bombe sur les murs en béton des hangars en live devant les petits et grands yeux de colibris venus des neufs coins de Lyon. Chaque espace est investi à sa manière, Jérôme Poulalier installe un collage photo sur un rideau de fer de l’entrepôt, des exposition photographiques (comme le travail de Julie Monestier ou Aymeric Dumoulin), des hauteurs architecturales tapissent l’intérieur de l’entrepôt entre jungle végétale et urbanisme déstructuré. Chaque graffeur comme notre Audacieux Maxime Ivañez ou WENC impose son style sur les fresques extérieures : bombes en noir et blanc, décors abstraits, géométriques et lettrages urbains. Chaque live-painting dégage des odeurs de peintures urbaines. En effet, toute la super-faune éveille nos sens : et les sensibilités olfactives sont sollicitées par les fresques inspirées d’odeurs présentées par le Journal d’un Anosmique. La jungle émane des odeurs colorées et des formes parfumées, une expérience qu’on peut sentir de nos propres yeux. Les stands de créateurs prennent des airs de cabinet de curiosités, les accessoires de Shukay pétillent entre nos doigts, le bar à smoothie diffuse des odeurs fruités dans les coins-cabanes aménagés. Pendant que les enfants aux visages pailletés gribouillent tout ce qu’ils peuvent à la craie de couleur, les parents s’enivrent des boissons proposées par La Marquise et des poutines et burgers proposés par la Chill Zone et The Rolling Cantine. Tous les animaux de la jungle finissent par se dégourdir les pattes et bouger leur popotin devant les platines de la jungle électronique, chats et souris dansent main dans la main. Même les poissons rouges de la mare-baignoire de l’oasis ondulent la nageoire !

Vous n’avez pas fini d’entendre parler des Superposeurs ! Ouvrez vos sens, l’Audace de la jungle urbaine est déjà cachée partout sous vos petits pieds !