• Trafalgar comme un bateau ivre aux Nuits Sonores !

    Cette année encore, les vers de nos plumes ont dansé dans ces torrents de festivaliers pour les Nuits Sonores ! Et cette année, le festival fêtait ses 15 ans en grandes pompes…

    Chaque pulsation vrombissante des milliers de pouls à l’unisson ont créé un véritable cosmos musical aux Usines Fagor-Brandt. Comme un adolescent, en pleine crise de la quinzaine, les Nuits Sonores ont vu les choses en (très) grand. Une programmation dense composée des rois et reines de la nuit comme Vitalic, Nina Kraviz ou encore les Chemical Brothers. Des artistes éclectiques entre musique électronique, drum’n bass voire parfois du Rap ont mis le feu aux poudres des Anciennes Usines. Les places ont fondu comme neige au soleil. La Sucrière a pris des odeurs de caramel au beurre salé chaque après-midi. Toute la ville s’est brûlé les souliers à force piétiner le sol encore chaud de la veille…Les festivaliers enivrés de chaleur se sont paré des tenues les plus légères : déguisement des Dalton, super-héros qui vacillent et même un palmier ambulant devenu véritable gourou de la Nuit 4 lors du superbe final de P. Moore. De l’autre côté du miroir, l’équipe d’Art Farty profondément ému de cette épopée ô combien SONORE ! Comme dirait Rimbaud : “Mais, vrai, j’ai trop dansé ! Les Aubes sont navrantes. Toute lune est atroce et tout soleil amer :” à l’année prochaine les Nuits Sonores pour encore plus d’ivresse musicale !

    Alexis Fantozzi

  • C’EST NINA QUI M’A DIT – THÉÂTRE ESPACE 44

    « Cette histoire et ses personnages sont fictifs, toute ressemblance avec la réalité est fortuite ». Une phrase préventive qui vient se faire leitmotiv, tout à la fois drôle et grinçant, d’une fable étrangement familière. Histoire d’amitié, d’amour, de non-dits, de brunch du dimanche, de cachoteries, de remords, d’aspirations… Bref, de combats ordinaires. Avec une scène à taille humaine, des jeux de masques et des grains de voix matures et maitrisés, Allissia Esteve et Clotilde Tardy déclinent le théâtre sous toutes ses formes. À la manière du jazz qui voyait le jour d’un mouvement contestataire pour les droits civiques, cette fiction est née d’une réalité révoltante et, de femmes révoltées. Une vingtaine de chocolats engloutis, quelques verres d’alcool, un courant d’air féministe, et les voilà ivres d’une Audace nouvelle ! Celle d’écrire par elles-mêmes un scénario touchant et puissant qui les inscrit désormais dans la lignée de ces femmes aux noms symboliques. « I wish I could say all the things I should say »…

    Nesrine Chebil (plume et photographie)

  • PIERRE EMMANUEL BARRÉ À L’ESPACE GERSON

    Ce soir là, la « Renault Kangoo jaune » de Pierre Emmanuel Barré se garait devant l’Espace Gerson, se faisant fil rouge d’un bel humour noir. S’avançant avec précaution sur cette corde scénique, l’équilibriste du rire assurait son spectacle en alternant les passages lourds d’actualités grinçantes et ceux, plus légers, d’imaginaires et d’insolences infantiles. Un enfant joueur qui au beau milieu des rires déployés, a laissé s’immiscer un timide soupçon de fragilité du côté de l’improvisation ! Sans doute se cache ici un art que Pierre Emmanuel Barré ne maîtrise pas encore tout à fait et qui vient subtilement en faire toute l’authenticité. Tout à la fois absurde et cru, le Nouveau Spectacle est finalement à l’image de ce monde qu’il nous dépeint ; plein d’une absurdité parfois tragique et las d’une bêtise humaine trop justement perçue. En fin de compte, quand il s’agit de faire sa scène, l’Audace est toujours au rendez-vous !

    Nesrine Chebil (plume)fréquence-sud.fr (photographie)

  • À la découverte des Nuits Noires…

    Ce Samedi, à la tombée de la nuit, les chats gris de Trafalgar ont bondis sur les toits des Nuits Noires. Fascinés par les faisceaux illuminés de l’Audace, ils se sont rendus dans l’antre chaleureuse de la Maison Métagram pour une véritable expérience des sens. Murés dans la cuisine, les Audacieux Dealer de Cook se languissaient de faire vibrer les papilles des oiseaux nocturnes venus déguster leur came épicée. Le salon, noir de monde, semblait lui aussi animé par une certaine curiosité et par le poids des secondes…L’heure du concert a sonné ! Les lumières se tamisent progressivement jusqu’à l’extinction des feux. Comme dans la file d’attente d’une attraction, les palpitations s’accélèrent au fur et à mesure que l’on pénètre dans la salle de concert. Dans cette (anti)chambre, le noir est total et la magie opère. C’est comme si un rituel d’invocation était tout à coup rythmé par la musique transcendante de Raoul Vignal (un Audacieux qui n’a pas peur d’orchestrer un concert les yeux fermés) !  Introspection, émotion, libération des sens . . . Les Nuits Noires, c’est un pari de l’Audace réussi ! La prochaine fois, vous êtes prévenus : il est des bénéfices insoupçonnés à ouvrir GRAND ses écoutilles et à laisser vadrouiller son esprit au-delà de vos paupières closes…

    Alexis Fantozzi

  • LE LIVRE DE L’AUDACE, PRÉSENT AU FUNDY TOUR !

    Quand une stratup se donne pour mission de valoriser les produits d’autres startups auprès du grand public ; spécifiquement ceux issus du crowdfunding, le magazine de l’Audace répond doublement OUI à Fundy ! Parce qu’après plus de 80 portraits réalisés, Trafalgar a vu passer des produits qui méritent d’être défendus au-delà du papier, et parce que notre équipe doit elle-même au financement participatif la sortie de son livre de jeunes Audacieux lyonnais, impossible de ne pas souhaiter que Mathilde Yagoubi, fondatrice de Fundy, devienne notre fidèle partenaire.  Grâce à elle et son équipe, du 26 septembre au 01 octobre, notre ouvrage a eu l’honneur de participer au Fundy Tour et de prendre place aux Galeries Lafayette de Lyon Part-Dieu ! Lors de la vente privée, l’Audace avait bonne mine, et n’était pas peu fière de réaliser une nouvelle séance de dédicace face aux acheteurs enjoués. Le crowdfunding est souvent, pour chaque entrepreneur, une longue et sportive traversée… Aujourd’hui encore, grâce à Fundy, tout produit innovant sait qu’il a bien fait de s’accrocher et repart bienheureux d’avoir été aussi bien représenté !

    Le Fundy Tour en quelques chiffres : 17 startups, 21 produits, 1700 visites/jour, 15 partenaires et déjà 10 autres magasins Galeries Lafayette en Frances intéressés ! 

    Suivez la startup FUNDY ou retrouvez-la jusqu’au 15 octobre dans sa boutique éphémère 32 avenue Jean Jaurès Lyon 7.

  • JORIS CLP : du papier à rouler au papier glacé !

    Vous vous souvenez de notre Audacieux JORIS CLP ? Ses stickers colorés et déculottés qui décorent tout Lyon ? Ses apparitions discrètes à ses propres vernissages ? Les regards perçants d’une tranche de vie ? Des souvenirs qui arrêtent le temps à jamais ? Après avoir capturé dans son appareil argentique une ribambelle de jolies filles à moitié habillées, c’est à son tour que Joris Couronnet se met à nu devant son nouvel objectif : imprimer ses photos sur un beau papier glacé…Ayez l’oeil comme nous l’avons eu pour l’Audace et pousser Joris à plonger la fesse la première dans l’auto-édition de son premier ouvrage photographiqueI DO WHAT I WANT. S’il fait ce qu’il veut nous allons l’aider et donner un sacré coup de pied aux fesses à cette cagnotte!

    Participez ici et pré-commandez le livre -I DO WHAT I WANT !

    Alexis Fantozzi

  • PORTRAIT DE LA CROIX-ROUSSE, EN COLLABORATION AVEC DEALER DE COOK

    Qui suis-je ? Je suis l’antique village, je suis l’amphithéâtre de la Capitale des Gaules, je suis le Sanctuaire de Lugdunum. Toutes les voies mènent à mon Gros Caillou. Emprunte donc les ficelles de mon squelette, parcours le maillage de mes rues — comme de fins rubans de soie, elles s’entremêlent, incongrues — et balade-toi le long de ma vertébrale Grande Côte. Va, arpente mes pentes ! Qui suis-je ? Je suis bourgeoise, je suis bohème. Traboulons ensemble ! Vorace promeneur, à chaque jour une fenêtre sur la cour de mes délices. Redécouvre en moi les saveurs que tu as toujours connues, sur la place de mon marché tu es le bienvenu ! Viens y fredonner le chant de ceux qui ont la canne nue, approche donc et goûte aux mets soyeux d’une ville qui ne connait pas d’avenue. Flâne là où l’on tissait, sois en paix là où l’on se révoltait, mais dans ton potager ne reste pas planté ! Il faut cultiver son jardin… Moi-même j’œuvre, je vaque, je mue. Jacquard fut mon art — on l’a mis au placard — mais Guignol est toujours mon obole. Je suis la colline qui travaille. Ainsi, tu crois me connaître, moi la Croix-Rousse ? Mais aux feux de mes fantaisies, jamais de fin ! Et si toi-même dans le réseau des fantasques, tu parcours la pierre de mes souterrains, tu trouveras peut- être quelques « arêtes de poisson » … Qui a dit que mes restaurants sont végétariens ?

    Emma Coutier

  • Portrait de La Part-Dieu, en collaboration avec Dealer de Cook

    Les amateurs de raccourcis diront que je ne suis qu’un pur produit de modernité, qui se décline en avenues goudronnées et tours surchauffées. Mais sur ma cuirasse de verre se projettent les âmes qui m’arpentent : je suis ce voyageur qui sort de gare, satisfait d’être arrivé, comme je suis cette étudiante impatiente qui rentre chez ses parents ; je suis cette amoureuse de mode qui s’égare, béate, dans les alvéoles de mon poumon commercial, je suis cet homme d’affaires qui surplombe son ancienne faculté, du haut de son perchoir chromé. Je suis le carrefour des habitudes, le quartier où l’on ne fait que passer, mais qui tombe le costard si l’on ose gratter le bitume pour que perce le pavé, gratter l’ambition pour qu’apparaisse l’humain : ici, Paul Bert le bigarré et le pragmatique Vivier-Merle se serrent la main. En fin de compte, la Part Dieu fait la part belle aux mélanges surprenants. L’horizontalité de mes rues côtoie la verticalité de mes vues, et mon doigt tutoie le ciel de la pointe de son Crayon pour y écrire en toutes lettres : « je suis le perron de Lyon », là où le blues du businessman peut se guérir d’un voyage immédiat, que l’on choisisse de rester à quai ou pas.

    Marion Roudaut

  • Portrait de la Guill’, en collaboration avec Dealer de Cook

    Ils ont surnommé mon voisin « Vieux Lyon ». On croirait un monarque de savane perché sur son rocher, à qui on demanderait conseil avec un air respectueux et le dos courbé. Je trouve que ça a son petit côté vénérable ; ça rallonge. Moi, on m’a raccourci ; les gens qui me fréquentent me regardent droit dans les yeux. Ils m’appellent « La Guille ».  Je suis un pont. Entre les pays, les peuples, les siècles. Loin des silences de cathédrale que les diacres de la modernité consacrent dans le Business Center de la ville, et des voix robotiques toujours plus rapides qui résonnent à la Part-Dieu, j’accueille la clameur et le raffut des mioches comme des ancêtres. Des hommes comme des femmes. Ailleurs, un anglais écrasé par l’argent peut bien gouverner les prêcheurs en costard, mais chez moi, les langues claquent aux sons de tous les points cardinaux – j’ai donc le culte de l’Humanité toute entière pour moi. Je suis un chaudron où les accents, les grains de peau, les couleurs et les yeux s’entremêlent, s’épousent, se courtisent et se fâchent. Unicité dans la multiplicité, égalité des inégalités, l’on dit de la Guille qu’elle traite tous ses invités avec la même bonne humeur. On n’a pas tort. Certains pensent que c’est une grande âme qui habite la nation et se morcelle vers le peuple ; je pense habiter un peuple de petites âmes qui forme une grande nation. La nation du monde.

    Maxime Duranté

  • Portrait du Vieux-Lyon, en collaboration avec Dealer de Cook

    Je suis le Vieux Lion qui paresse sur les pentes de ma ville. J’ai le cuir tanné par le soleil, le crin usé par les orages, mais le charme de ces vieilles bêtes dont le ronronnement coutumier vous devient peu à peu indispensable. Des cheminées anciennes et des clochers, si hauts que les Alpes me saluent, hérissent mon échine. Mes flancs marbrés de rouge et de jaune racontent l’Histoire passée, et les traboules nombre de mes secrets : il ne tient qu’à vous de les cueillir, au fil de vos promenades. Car on donne de soi dans mon quartier, il faut me mériter, me conquérir ! Foulez mes pavés, gravissez mes escaliers, et en retour je vous promets bonne chère à mes tables et du repos sous mes fenêtres, à l’ombre de mes maisons ouvertes sur le Temps. Loges, palais et fontaines composent ma glorieuse trinité, auprès de Jean, Georges et Paul, et de tous les saints de cette ville qui sommeillent dans le mien. Allez venez, taillez-vous une place parmi les Romains, les médiévaux et les renaissants, je cultive aussi l’amour du présent ! Vous êtes tous les bienvenus, entre le murmure des eaux et les pierres chaudes de mes terrasses…

    Marion Roudaut

  • Sage, Radio Elvis et Feu! Chatterton invoquent les déesses !

    Le ciel a grondé sur les Nuits de Fourvière et Trafalgar Magazine était au rendez-vous avec Sage, Radio Elvis et surtout Feu! Chatterton. Sage a commencé à nous envouter comme le ferait en anglais des pythies modernes. “Tout doucement le jour a enseveli la nuit” et la timidité du Théâtre Antique…Les rockers lettrés de Radio Elvis embrasent la scène de pierre qui tremble et invoque les déesses d’antan. Mais la tempête fait rage quand les dandys désarticulés s’installent sur l’autel de Dionysos. On sent des vapeurs d’ivresse puissante qui émanent des pierres sacrées. Un silence. Ils invoquent Chatterton, Baudelaire et des plus modernes, Brel, Gainsbourg…Les instruments provoquent l’étincelle et le conte se laisse dérouler dans tout l’hémicycle. La pluie a elle aussi appris son texte, qu’elle laisse couler sur nos têtes légères et nos coeurs lourds puis s’arrête à la fin des morceaux tempétueux. Chaque mouvement du dandy est un coup de plume dans nos émotions serrées. Une première fois loin d’être gauche ; aigre-douce. Les incantations à l’amour brisent et mettent du baume aux émotions…Feu! Chatterton a tout enseveli : nos craintes, nos espoirs, nos tristesses et nous avons ensemble fait l’amour non pas dans la pinède…mais à l’endroit même où est né l’Amour et l’Audace : le Théâtre Antique.

    Alexis Fantozzi (plume) X Thomas Saminada (photographie)

  • SOUTENONS LA TAVERNE GUTENBERG !

    Il y a quelques jours, tout près du quartier de la Guillotière, nous sommes allés, audace à la main, à la soirée de soutien de la Taverne Gutenberg. Elle était cachée sous des tâches de peinture et aux commissures des sourires, nous avons décelé leur envie de relever un nouveau défi. Non, ils ne vont pas à la dérive, les taverniers ont cassé leur tirelire, toutes les œuvres accrochées ou peintes à même les murs se sont déguisées en contreparties, et même le chat a ramené ses trésors trouvés dans la rue espérant nourrir le crowdfunding dédié aux travaux de mise aux normes !

    Amis lecteurs, la Taverne Gutenberg a besoin d’un soutien pour continuer de nous raconter leurs vies et nous partager leur vision artistique !

    Soutenons la Taverne Gutenberg !

    Alexis Fantozzi